La réponse courte : pas forcément, mais rester vigilant est une bonne idée.

La dyslexie a une composante génétique importante. Si vous êtes dyslexique, votre enfant a effectivement plus de risques de l’être également — certaines études estiment que ce risque est entre 3 et 5 fois supérieur à la population générale. Mais ce n’est pas une fatalité, et tous les enfants de parents dyslexiques ne développent pas de troubles des apprentissages.

Ce qu’il faut observer chez votre enfant :

Avant de penser au diagnostic, regardez si certains signes apparaissent dans son quotidien : difficultés à apprendre les lettres et les sons, confusion entre des lettres proches (b/d, p/q), lecture laborieuse et hésitante malgré les efforts, orthographe très instable, lenteur dans les tâches écrites, ou encore un décalage visible entre ce qu’il comprend à l’oral et ce qu’il produit à l’écrit.

Quand envisager un bilan ?

Si ces difficultés persistent après le CP malgré un accompagnement scolaire adapté, un bilan orthophonique est recommandé. Ce bilan permettra de confirmer ou d’écarter la présence d’une dyslexie, et surtout d’adapter l’accompagnement de votre enfant avant que les difficultés ne s’accumulent et n’impactent son estime de soi.

Un point important :

Diagnostiquer tôt, c’est agir tôt. Un enfant dont la dyslexie est identifiée peut bénéficier d’aménagements scolaires (PAP), d’un suivi orthophonique, et d’un regard différent de la part de ses enseignants. Il comprend que ses difficultés ont une explication — pas qu’il est « moins bon » que les autres.

Et puis, en tant que parent ayant vous-même traversé ces difficultés, vous avez quelque chose de précieux à lui offrir : la compréhension de ce qu’il vit de l’intérieur. C’est une vraie force.